Philippe Labro, des Cornichons au chocolat

Résumé :

Stéphanie a 13 ans, un chat confident nommé Garfunkel, du culot, des problèmes – parmi lesquels ses mauvaises notes à la Ferme (le lycée) et la mésentente de ses parents – un goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat, une vision dérangeante sur les adultes et un style et une verve inimitables.

 

Mon avis :

Déjà, avant de vous parler de mon avis sur ce livre, j’aimerai vous parler de l’auteur.. Publié en 1983 sous le Pseudonyme « Stéphanie », Philippe Labro n’a pas révélé que c’était lui qui l’avait écrit. Mais pourquoi? Pour que toutes les filles de l’âge de Stéphanie puissent s’identifier à elle. Ce n’est que 20 ans plus tard qu’il a fait tomber le maque!
Mais pour ma part, que ce roman soit écrit par « Stéphanie » ou « Philippe Labro » qui sont les mêmes personnes, cela n’enlève rien au charme de ce roman. Et aujourd’hui encore, toutes les filles peuvent s’identifier à elle. Bien sûr, nous n’aurons pas la même « proximité » avec cette jeune fille en fonction de l’âge qu’on a, mais on peut se retrouver dedans. Et moi, j’étais vraiment à fond. Quand j’ai lu ce livre, je me suis remémorée mes 13-14 ans (qui ne sont pass très loin), l’âge où je suis réellement devenue adolescente. Et à travers les écrits de cette jeune fille, c’est comme si au final, on était toutes pareilles..

Quand on commence ce livre (de nos jours, je parle), on a vraiment du mal à croire que c’est un homme qui l’a écrit. Philippe Labro s’est tellement bien glissé dans la peau de cette « pré-adolescente » que l’on a du mal à y croire! Ici, Stéphanie est confrontée à tous les problèmes qui peuvent bercer la vie d’une jeune fille; les différents avec les parents, l’attente des règles pour enfin devenir une grande, les peurs et angoisses de tous les jours.

J’ai beaucoup aimé ce livre grâce à l’action qu’on a du mal, voire qu’on ne peut pas du tout deviner. C’est vrais après tout, nous adolescents, sommes vraiment imprévisibles! Du coup, pas le temps de s’ennuyer avec Stéphanie et Garfunkel, son chat qui est vraiment adorable.

Ce qui a fait qu’à la fin de ce livre j’ai pleuré (eh ouuuuuui!), c’est que je n’ai pas du tout cherché à savoir comment l’histoire allait se terminer! En effet, du début à la fin on se laisse porter, nous sommes tellement absorbés par cette histoire qu’on ne veut pas savoir ce qu’il va arriver. Mais quand un malheur arrive, nous sommes bouche-bées, voire en pleurs, comme moi..

Pour conclure, je dirai que ce livre donne vraiment des bonnes leçon de vie, et qu’il s’agit là d’un incontournable. J’espère du plus profond de mon coeur qu’il ne se démodera pas, car c’est un livre que toutes les jeunes filles doivent lire, je pense, au moins une fois dans leur vie. Si des mamans passent par ici … 😉
Et bien sûr je le recommande à toutes les filles, peu importe vôtre âge! Cela peut vous faire perdre quelques années..

Kathryn Stockett, La couleur des sentiments (2e partie)

Résumé :

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

 

Mon avis :

C’est une merveilleuse histoire qui vaut la peine d’être lue ..

Vous ayant déjà parlé de la première partie comme étant quelque chose de merveilleux, je ne saurais quoi dire de la deuxième. J’ai beau l’avoir lue il y a plus d’un mois, lorsque j’ai ouvert ce livre, c’est comme si je n’avais jamais quitté cette histoire. Tout se remettait en place dans ma tête, ces jeunes femmes et leur projet de livre..

Dans cette deuxième partie, les évènements sont beaucoup plus rapides. Evidemment, avec la création de leur histoire, elles sont de plus en plus débordées, et l’auteur nous le fait très bien comprendre.

Au risque de me répéter, j’ai eu un véritable coup de coeur pour ces trois femmes. Aibileen, pour sa douceur, et sa gentille. Minny, pour sa force de caractère, et son courage. Et Mrs Skeeter, je l’ai adorée pour son audace mais aussi pour son courage. Ces trois femmes à elles seules forment un coktail explosif qui vous tire des larmes à certains moments.

Ce livre est touchant, émouvant.. Il traite avant tout de faits réels (la discrimination racial), qui ne peux que nous toucher. Au fur et à mesure de notre lecture, on est amenés à se poser des tas de questions. « Pourquoi? » Les personnages sont tellement bien construit qu’on les aime/déteste du fond du coeur.

Cependant, certaines scènes sont vraiment dures, et même s’ils elles ne concernent pas directement la discrimation, Kathryn Stockett les décrit avec tellement de passion que l’on s’y croit réellement.

Bien sûr, à la fin de ce livre, on ne peut pas s’empêcher de pleurer. Le projet qui fut réalisé par ces trois femmes a changé leur vies à jamais. De voir comment chacune a repris sa vie m’a vraiment bouleversé. Ces femmes étaient des héroïnes. Je vous conseille absolument cette histoire, mais aussi le film, qui est fabuleux.

Jean-Philippe Blondel, Blog

Résumé :

Révolté par cette trahison, par ce  » viol virtuel « , le narrateur décide de ne plus adresser la parole à son père. Pour se racheter, ce dernier lui fait un don… une plongée dans le passé qui ne sera pas sans conséquence. Un roman de la filiation et de l’écriture intime.

 

Mon avis :

Un titre qui me concerne, moi, bloggeuse.. Un narrateur adolescent. Bref, autant de choses qui peuvent plaire à des adolescent(e)s comme moi. Et pourtant, à mon plusb grand regret, je suis bien loin du coup de coeur.

Je suis entrée dans ce livre sans trop savoir où donner de la tête. Il faut dire que dès les premiers mots, nous entrons dans le vif du sujet : « PUTAIN DE MERDE. » Ca au moins c’est dit.
Confrontés à cet adolescent pas toujours facile à comprendre et à suivre, celui-ci nous explique comment son père a découvert un jour l’existence de son blog qu’il a visité plusieurs fois.
Un viol de la vie privée, une enquête.. Cet adolescent pourrait mal réagir, mais pourtant, la ponctuation ne nous indique presque rien. Malgré les mots parfois vulgaires, pas une appartion de « ! ». Et je dois avouer que c’est perturbant. A croire qu’il ne veut pas exprimer ce qu’il ressent.

Et c’est ce que je me suis demandée tout au long du livre. « Est-il capable de ressentir des sentiments.. positifs? » Cet adolescent est froid. Alors que j’aurais plutôt dû être proche de lui, c’est comme si une barrière s’était dressée entre nous. Et malheureusement à cause de cela, je n’ai pas apprécié l’histoire. Encore moins le personnage.

Pourtant, je suis certaine que d’autres personnes pourraient aimer ce livre. J’aime assez l’écriture de Jean-Philippe Blondel, surtout dans ce livre. Langage d’ados oblige, je me suis bien retrouvée dans certaines du narrateur. Mais malheureusement trop peu énjouée par ce personnage, je n’ai pas trop aimé ma lecture…

Eric-Emmanuel Schmitt, La part de l’autre

Résumé :

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… »

Mon avis :

Hitler.
Nous avons tous déjà entendu ce nom, nous savons tous qui était cet homme qui a joué un rôle fondamentale concernant l’Allemagne. Mais connaissiez-vous réellement cet homme? Car avant d’être un dicdateur, Hitler était un étudiant, comme vous et moi, avec des rêves plein la tête.

Deux destins différents, deux histoires différentes, pour entrer dans ce livre, il faut s’accrocher. Non pas que la langue est difficile ou que l’histoire n’est pas prenante, mais le fossé crée entre le Hitler recalé, et le Hitler admis est très grand. Eric-Emmanuel Schmitt imagine ici ce qu’aurait pu être le destin de ce jeune homme, s’il avait été au bout de ses rêves..

D’un côté, un étudiant peu banal, et d’un autre, un Adolf errant dans les rues sans même savoir où il va dormir le soir-même. Dans leur tête, leurs pensées ne sont pas du tout les mêmes, leur comportement diffère. C’est vraiment effrayant; tout au long du livre, ma question était celle-ci : « Pourquoi CA, ce n’est pas arrivé? On aurait évité le pire.. »
Un roman effrayant, qui nous transporte au vingtième siècle, avec ses guerres, et les histoires d’amour (ou de sexe, oui!) de ce jeune homme. Un roman qui fait réfléchir quant à l’avenir, une véritable prise de conscience.

Cependant, ce livre ne sera pas un coup de coeur, car je dois avouer que des tout petits passages m’ont ennuyé. Cependant, ils n’étaient vraiment pas nombreux. De plus, l’univers de la première Guerre Mondiale et de la Deuxième n’était pas encore assez développé à mon goût, même si ce livre fait tout de même 500 pages!
Il faut dire que j’étais si happée par l’histoire, que j’en aurais voulu, encore et encore. C’est vraiment enrichissant de découvrir « La face cachée de la deuxième Guerre Mondiale », car nous sommes au plus proche d’Hitler. Nous savons réellement COMMENT ça s’est passé. Pire encore, nous découvrons pourquoi cet homme détestait (et même haïssait) les Juifs.

Une immersion dans la vie d’un homme aux actes effrayants, une immersion dans la tête d’un dictateur, selon moi c’est une expérience unique. J’ai vraiment beaucoup aimé faire ce bond en arrière, car en histoire, les Guerres Mondiales sont, je trouve, un sujet passionnant.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune sur Livraddict (Topic) et de mon baby Challenge littérature Contemporaine.

Erri de Luca, Le jour avant le bonheur

Résumé :

Nous sommes à Naples, dans l’immédiat après-guerre. Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur, vit sous la protection d’un concierge, don Gaetano. Ce dernier est un homme généreux, attaché au bien-être du petit garçon qui grandit à ses côtés. Il lui apprend à jouer aux cartes, lui montre comment se rendre utile en effectuant de menus travaux. Mais don Gaetano possède un autre don : il lit dans les pensées des gens. Il sait par conséquent que son protégé reste hanté par l’image d’une jeune fille entraperçue par hasard, un jour, derrière une vitre au troisième étage…

 

Mon avis:

Voilà encore un livre que j’ai eu le plaisir de recevoir issu d’un partenariat entre les éditions Folio et Livraddict, que je remercie chaleureusement. Pourquoi ai-je postulé pour ce livre? Moi qui n’ai jamais eu l’occasion de découvrir l’Italie, j’ai eu envie de m’y mettre, avec un auteur dont j’avais déjà entendu parler plusieurs fois. De plus, le résumé est accrocheur, la couverture donne une part de mystère grâce à ses tons oranges/marrons. Comme vous l’aurez compris, j’ai craqué.

En me lancant dans cette lecture, je dois avouer que je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais. L’Italie était pour moi inconnue, et la découvrir à travers les yeux de ce jeune orphelin m’a beaucoup plu. Cependant, je fus un peu surprise du sujet, enfin deS sujetS abordés ici. Moi qui pensait que l’histoire allait se former uniquement autour d’une histoire d’amour, je me trompais.

Un récit d’après-guerre, des esprits encore tourmentés, le narrateur ici découvre les joies de la vie, ces petites choses qui bercent notre quotidien et peuvent paraître anodines, mais qui pour lui sont sources de bonheur. Nous nous retrouvons alors en plein apprentissage du bonheur, de l’amour. Au fur et à mesure des lignes, nous voilà nous aussi en train de redécouvrir ces émotions telles que l’amour, la joie, la tristesse, que peut-être ne conaissons-nous pas si bien que cela.

Je me souvins d’une phrase des histoires de Don Gaetano, je répondis: « Ce sont des choses qui arrivent le jour avant.
– Le jour avant quoi?
– Le jour avant le bonheur. » (p.86)

Sur le long chemin de la vie, la route est longue, semée d’embûches.. Mais parfois claire et ouverte.
L’écriture d’Erri de Luca, que je ne conaissais pas, est très fluide, légère, autant dire tout ce qu’on aime. Les personnages ici possèdent tous un petit quelque chose qui fait que l’on s’attache à eux, l’auteur sait bien les mettre en valeur.

Cependant, je ressens tout de même un petit point négatif concernant ce roman. Je suis déçue (et c’est entièrement ma faute) de ne pas avoir apprécié encore plus ce roman. Car au fond de moi, durant ma lecture, je savais qu’il pouvait m’emporter, car l’auteur possède un vrai potentiel. Mais voyez qu’avec le recul, j’aime de plus en plus cette histoire.. Peut-être ne suis-je pas indifférente aux auteurs italiens!

Pour en conclure, ce roman aura été une vraie découverte. Peut-être pas une révélation, mais juste quelque chose qui fait du bien au corps, au coeur, et à l’esprit.

Albert Espinosa, Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n’étions pas toi et moi.

Résumé :

Madrid, 3 heures du matin. La mère de Marcos, une célèbre chorégraphe, est morte la veille -et pour lui, sans elle, rien ne peut plus être comme avant. Il nous parle du sommeil, des rêves, du bien que cela lui procure en attendant le médicament qui lui permettra de ne plus dormir.
Marcos a un don : il voit dans les souvenirs des gens, et la police fait souvent appel à lui. Aujourd’hui, on lui demande d’examiner « l’étranger », pour tenter de découvrir son passé et sa véritable identité. Leur rencontre se révèle surprenante car ils possèdent le même don. Ayant inversé les rôles, « L’étranger » le supplie de l’aider à s’échapper.

Une fable sur la perte, la douleur et l’amour, empreinte de tendresse mélancolique. Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour retrouver un être qui nous a été cher ?
Un roman qu’on lit d’une traite, d’abord étonné puis captivé, et transporté dans une autre galaxie.
Un Best-seller à la fois ingénu et transgressif, d’une totale originalité, hymne à l’amour impossible sur terre et peut-être ailleurs.

Mon avis:

Tout d’abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Grasset pour ce partenariat qui m’a donné la possibilité de découvrir un auteur, et surtout un livre qui me marquera encore très longtemps.

Un titre pareil ne se voit pas partout; d’une part pur sa longueur, mais celui-ci est tellement accrocheur qu’il m’a tout de suite donné envie de découvrir cette histoire qui promettait d’être incroyable. Autant parfois il nous arrive de nous dire « Mais qu’est-ce que c’est que ce titre? », mais je pense que sur ce livre là, il est impossible de se faire un jugement juste en lisant le titre. Comme on dit : « You can’t judge a book by its cover. » (= L’habit ne fait pas le moine). Pour vous parler de la couverture, je l’ai tout de suite adorée grâce au style épuré qu’elle nous présente. Un oreiller, rien de plus simple. Et sur la quatrième de couverture, un lit, ainsiq qu’un coeur. Bien sûr, cela peut paraître étrange au début. Les premières impressions telles que « Oh, encore une histoire d’amour nian-nian » peuvent fuser. Le titre et la couverture nous amènent forcémenent beaucoup de questions, ce qui provoque en nous une irrépréssible envie de connaître cette histoire.

Je vous avouerai que je ne vous parlerai pas de l’histoire dans cette chronique, je pense que la 4e de couverture vous donne un aperçu assez large de ce que l’on va trouver dans ce roman.

Et quel bonheur! Dès les premières pages, les premiers mots de cet auteur a la plume unique ont bouleversé mon coeur. Je suis rentrée dans l’univers de Marcos sans aucune difficulté. J’avais l’impression que lui et moi ne faisions qu’un, je ressentais les mêmes émotions que le héro en lisant ce livre. Et me voilà parti pour deux bonnes heures de lectures.
Au fur et à mesure des pages, j’oublie le temps, tout ce qui est autour de moi, fascinée par ce monde un peu étrange, mais terriblement addictif.

Avant de vous parler de la fin de ce livre, je dois vous dire qu’ayant l’habitude de toujours dire à mes amies (passionnées, comme moi) ce que je lis, j’ai eu un blocage pour leur parler de ce livre. Le lendemain de ma lecture, j’étais encore bouleversée, je n’arrivais pas à parler de ce livre sans trembler, sans bégayer. Autant vous dire qu’il m’a profondément marqué.

Arrivée au dernier chapitre de ce roman, c’est comme si toute l’histoire depuis le début avait pris un sens. Un lien est enfin établi, on comprend le « pourquoi du comment » si j’ose dire. Et bien sûr, moi qui ai lu ce livre d’une traite, je n’ai pas vu cette fin ébahissante arriver. Alors imaginez ma surprise. Le choc, la bouche ouverte, incapable de croire ce que je venais de lire. Et pourtant..

Difficile après un roman comme celui de revenir au monde de la réalité. Albert Espinosa a pris possession de moi, de mon corps, pour m’emmener dans un monde incrédule. Mais évidemment, pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il faut avoir l’esprit ouvert : croire aux extraterrestres, à la télépathie, aux fantômes et bien plus encore. mais ne sont-ce pas là des sujets qui peuvent couvrir notre quotidien? Osez me dire que vous n’avez jamais pensé à ça, il n’y a rien de plus naturel!

Pour conclure, si je devais résumer ce chef d’oeuvre en une seule phrase, elle serait :
« C’est un roman qui retourne l’homme et surtout l’esprit. Accrochez-vous, la surprise en sera d’autant plus savoureuse. »

Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

 

Résumé :

Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d’espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu’il leur arrive, ils n’ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d’émotion qu’ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d’Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

 

Mon avis :

Voilà le deuxième livre que je lis d’Anna Gavalda, et si le premier, Je l’aimais m’avait bien plu, je dirais que ce livre là n’est ni bon, ni extraordinaire .. Juste moyen. C’est donc une petite déception.

Malgré un début très accrocheur avec des petites nouvelles strès sympa, on se lasse très vite.. Bien sûr, si vous avez lu le titre de ce recueil de nouvelles, vous savez quel est le thème. Moi j’y ai trouvé quelques nouvelles d’amour, très sympa.. Cependant, les nouvelles qui m’ont réellement tapée dans l’oeil étaient très rare. Et c’est ce qui fut dommage avec cette lecture. Cependant, le style d’écriture d’Anna Gavalda reste très fluide et agréable.

Pour ne rien vous cacher, au tout début de cette lecture, j’étais très enthousiasme .. Mais je me suis vite lassée, au bout de 75 pages, ce qui a fait que ce livre a été assez dur à terminer. Et bien évidemment, les nouvelles qui m’ont le plus plu étaient vraiment très courtes, 4-5 pages, tandis que les autres qui m’ennuyant comptaient toutes plus de 15 pages. Alors autant vous dire que je suis assez déçue ..

Néanmoins, je vais laisser sa chance à Anna Gavalda. Il y a d’autres livres que j’aimerai lire d’elle, je ne veux pas rester sur une déception. C’est pour ça que je serai amenée à lire 35 kilos d’espoir, et Ensemble, c’est tout qui ont l’air de deux livres vraiment très bien.

Amélie Nothomb, Cosmétique de l’ennemi

Résumé :

Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime.
La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas.

 

Mon avis :

EXCELLENT ! C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit pour parler de ce livre. Amélie Nothomb me fait vraiment triper avec ses romans! Tout courts, déments à souhait, avec une dose de folie, c’est la formule livresque pour me faire craquer !

Nous voici donc dans un aéroport en compagnie de Jérôme August. Manque de pot, son vol a une demi-heure de retard. Il décide donc de se poser sur un banc dans l’aéroport pour lire un livre afin de s’occuper. Normal, me direz-vous?  Jusque ici, rien d’exceptionnel.

C’est sans compter sur l’arrivée de Mr X (Non, je ne vous révèlerai pas son nom, il est mentionné tout le temps dans le livre :P), qui va venir « embêter » notre cher Jérôme August qui n’a rien demandé.

Et quelle situation hilarante! Pour commencer, l’approche de Mr X est hilarante, nous savons tout de suite à quel genre de type nous avons à faire. Et je ne vous parle pas des réactions de Jérôme, toutes plus démentes les unes que les autres. Comme vous vous en doutez, d’un côté nous avons le cliché du type à qui nous avons envie de donner une baffe tellement il parle de lui, et de l’autre, le type qui n’en a strictement rien à faire. Et cette situation mélangée à la plume de Nothomb, c’est carrément excellent!

Donc notre cher Mr X, va raconter sa vie à Jérôme August. On ne sait pas pourquoi il est là, pourquoi il a choisi Jérôme comme victime. Cependant Jérôme ne va pas alimenter la conversation, puisqu’il n’en a rien à faire de cet homme-là. Et les répliques sont vraiment tordantes, c’est le point fort du roman! Cependant je tiens à préciser qu’il n’y a pas d’action réelle dans ce livre. Nous suivons juste une conversation entre dfeux hommes.

Et bam, dans les 15 dernières pages, tout enfin prend du sens, nous savons qui est réellement cet homme, pourquoi il est là et quel est son but! Je sais que pour ma part, j’ai été très surprise de la fin, mais je crois que c’est dû au fait que j’ai effectué ma lecture sans aucune pause. Autrement dit, je n’ai pas réfléchi à cette histoire, c’est elle qui m’a emporté.

Je conseillerais cette lecture très courte à tous ceux qui aiment Amélie Nothomb, où à tout ceux qui souhaite la découvrir. Je trouve que ce roman nous révèle bien la personnalité de l’auteur. Ca lui va tellement bien de faire des trus fous!

David Foenkinos, La délicatesse

 

Résumé :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

 

Mon avis :

Voilà un livre qui m’a vraiment enchanté entre deux lectures vraiment très prenantes. Il faut dire que j’avais besoin de ça, entre deux Hunger Games ..

Bref, je ne sais pas par où commencer. Vous l’aurez deviné, j’avais besoin d’une histoire remplie d’amour, de douceur .. En deux mots, de délicatesse. Car le titre de ce livre reflète vraiment bien cette histoire à la fois fragile, et assez dure ..

Au début de ce livre, je pensais y trouver les débuts amoureux de François et Nathalie, comme l’indique la 4e de couverture.. Mais non, pas du tout. L’histoire se concentre sur Nathalie, en deuil après -justement- la mort de son époux françois. On sent cette femme très perturbée, perdue. En même temps, elle ne peut pas aller bien..

Jusqu’à la moitié de ce livre, on sent assez bien le malaise qu’éprouve cette femme quant à la perte de son mari. Mais ce n’est pas perturbant, car il faut avouer que les pages se tournent toutes seules. Alors entre son patron, Charles, qui ne fait que manger des Krisprolls et lui faire des avances, et Markus, l’employé assez réservé, son moral n’est pas au beau fixe.

Mais la vie de Nathalie -heureusement- bascule le jour où, sur un coup de tête, pose ses lèvres sur celles de Markus. Elle ne le connapit pas plus que ça, le voit juste comme un simple collègue. La question est: Qu’est-ce qui lui a pris?

Et ce livre n’est que délicatesse entre ces deux personnages, que douceur et romantisme. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à une histoire hors du commun. Mais ce qu’il y a de bien avec ce livre, c’est qu’il passe tout seul en raison de son petit nombre de pages, mais aussi en raison de sa fraîcheur.

Ce livre cependant ne sera pas un coup de coeur, car côté personnages, j’ai eu un peu de mal. J’ai bien aimé le perosnnage de Nathalie, assez frêle et réservée après la mort de son mari. C’est comme si une part d’elle s’était éteinte et l’auteur nous fait bien ressentir ses émotions. Cependant, je n’ai pasapprécié le personnage de Markus.. Je me suis même demandée ce que Nathalie pouvait bien lui trouver. Entre maladresse et blagues vaseuses toutes les deux minutes, ce n’est pas un personnage auquel je me suis attachée..

Je n’ai pas encore vu le film, mais je compte très vite le voir afin de comparer le roman, avec le film.

Kathryn Stockett, La couleur des sentiments (1ere partie)

Résumé :

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

 

Mon avis :

Pour ne rien vous cacher, j’aurais beaucoup de mal à vous parler de ce livre, enfin, la première partie, sans être à court de mots. Pourquoi? Parce que ce livre m’a tellement touché et bouleversé que je ne saurais trouver les mots juste pour parler de cette histoire fabuleuse.

Aibileen, Mrs Skeeter, et Minny (ou Minnie?) .. 3 femmes. Deux noires, une blanche. Et pourtant, on va les réunir. Dans les années 60 au Mississippi, les relations entre noirs et blancs sont très hostiles. Les noires sont pour la plupart assez pauvres, contraintes à devenir bonne pour pouvoir nourrir leurs familles.

Mrs Skeeter, est une femme blanche, appartenant à une toute autre catégorie qu’Aibileen ou Minny. Plutôt aisée, et pas bête, c’est une femme qui a été élevée par Constantine, une femme dite de couleur, avec qui elle a noué pendant son enfance un lien très fort.

C’est donc le jour où elle déniche du travail en tant que chroniqueuse qu’elle décide d’écrire un article à propos de choses qui la dérange vraiment, comme les relations entre blancs et noirs..

L’élément déclencheur qui va réunir ces trois femmes, c’est évidemment l’installation des toilettes pour « noires » dans les résidences où les femmes de couleur travaillent. Ami de l’employeur d’Abileen, Mrs Skeeter va d’abord la rencontrer elle, puis Aibileen. Pour lui proposer de changer les choses…

A travers ce début d’histoire, je suis passée, je crois, par toutes les émotions. En passant du rire, aux larmes (eh oui, je suis trop émotive), en passant par la tristesse, notamment quand Mrs Skeeter raconte son histoire avec Constantine .. A plusieurs reprises, je me suis vue relire certains passages qui me touchaient énormément. Que ce soit lorsqu’Aibileen raconte une histoire à Mae Mobly, ce petit bout, ou lorsque Minny rencontre le mari de son employeur qu’elle nétait pas supposer rencontrer avant longtemps .. Bref, ce livre là, c’est tout un tas de rebondissements, qui font chavirer notre coeur. Une chose est sûre, c’est que l’on n’en ressort pas indemne. Ce roman dénonce la terrible réalité qu’il faut affronter sur les conditions de vie des gens de couleur au Mississippi dans les années 60 (si vous n’avez pas vu Mississippi Burning, allez le regarder! C’est un très beau film.) . Alors, on ne peut pas rester indifférent. Pour conclure, je dois avouer que les mots me manquent. Une énorme envie de découvrir la suite de cet immense coup de coeur .. Une révélation pour moi..