L’Italienne, d’Adriana Trigiani

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Je tiens à remercier les Editions Points pour l’envoi de ce livre dont la lecture m’a bouleversée. Je ne peux vous mettre la couverture que je possède car elle est introuvable, mais peu importe, l’histoire en vaut le détour..
Résumé : 

Enza et Ciro ont grandi dans des villages de montagne à quelques kilomètres l’un de l’autre, mais ils se rencontrent pour la première fois, en ce début du vingtième siècle, dans le paysage grandiose des Alpes italiennes. Ciro, pour avoir découvert le comportement scandaleux du prêtre de la paroisse, est banni de son village et envoyé précipitamment à New York pour être apprenti chez un cordonnier dans le quartier de Little Italy. Enza, dont la famille est frappée par la misère, doit s’exiler à son tour pour assurer l’avenir des siens.
Tandis que Ciro apprend le métier de cordonnier, Enza travaille en usine, jusqu’au moment où le hasard les réunit aux États-Unis. Mais il est trop tard : la Première Guerre mondiale vient d’éclater et Ciro s’est engagé pour aller se battre en Europe tandis qu’Enza, qui entame une brillante carrière de costumière au Metropolitan Opera, est emportée dans un tourbillon de vie mondaine dans le sillage du grand chanteur Enrico Caruso.
Des riches demeures de Carnegie Hill aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota, les deux amants vont se retrouver et se perdre jusqu’à ce que la force de leur amour s’impose et change à jamais leur existence.

Mon avis :

L’Italienne est sans doute un des plus beaux livres qu’il m’ait été donné de lire. Voilà, c’est dit. Maintenant, il faut certainement que je vous explique pourquoi.

L’Italienne, de par son sujet principal est un roman qui ne peut laisser de marbre ses lecteurs. C’est une histoire d’amour passionnante, mais pas que ..
Ciro et Enza se rencontrent dès leur plus jeune âge. A travers de multiples obstacles qui les séparent en Italie, ils se recroisent aux Etats-Unis, tous deux pensant qu’ils ne se reverraient jamais. C’est à travers les rêves de l’un que vit l’autre, et inversement ce qui créé ce sentiment de proximité intime entre les deux personnages. L’auteur a réussi à me faire verser quelques larmes à plusieurs reprises, tant les sentiments exposés dans ce roman sont bien décrit. Je me suis réellement attachée à tous les personnages, et je ne pouvais m’empêcher -d’une certaine manière- de ressentir leurs sentiments, aussi bons que mauvais. Du fait que le lecteur suit les protagonistes depuis leur plus jeune âge, il ne peut donc s’empêcher d’éprouver un fort sentiment face aux obstacles et moments merveilleux qui leur arrivent.

A travers la plume sublime d’Adriana Trigiani, j’ai découvert une Italie très subtilement décrite, et même si la vie là-bas n’y était pas tous les jours rose, je mourrais d’envie de me retrouver, moi aussi, dans cette Italie du début du XXe siècle. Même si la vie là-bas est difficile, l’auteur nous transmet une si grande nostalgie de ce pays que nous n’avons pas envie de le quitter, nous non plus.. Mais le voyage ne s’arrête pas là! J’ai eu le plaisir de découvrir le New-York des années 1920, en pleine essor, qui tend plus à être défini comme une fourmilière.. C’était très enrichissant de s’immiscer dans la vie de personnes qui débarquent dans un monde dont il ne connaissent rien, et dans lequel il n’est pas toujours facile de se faire une place. Du côté historique, ce roman est très riche car il se déroule au XXème siècle: entre les 2 guerres mondiales, les problèmes de racisme et les bouleversements qu’ont engendré tous ces événements.. Il est donc impossible de s’ennuyer.

A travers les rires et les pleurs des personnages, je ressentais de moins en moins l’envie de poser ce livre, je voulais toujours en savoir plus, à travers ce tableau réaliste (et pas toujours joyeux) que nous dressait l’auteur de la vie de ces personnes. Ce livre est un véritable chassé-croisé de destins qui se cherchent, s’aiment à n’en plus finir et se séparent à nouveau. Et malgré les assez longues descriptions (vous savez que je ne suis pas gaga de ça!), j’ai été littéralement conquise par ce livre.

Le seul petit bémol selon moi est que parfois, je trouvais que le roman perdait un peu de réalisme quand à la chance qu’avaient à chaque fois nos personnages. Ils ont une incroyable (et parfois ahurissante) capacité à passer à travers toutes les mailles du filet, et échappent à bien des tragédies!

Vous vous en doutez donc, le refermer a été une véritable épreuve pour moi. Javais l’impression qu’une partie de moi était partie avec mes personnages dans leur périple, comme si ce roman allait me laisser un goût amer dans la bouche à force de retenir mes larmes. D’un côté, c’est comme si, moi aussi, j’avais été plongée au coeur de cette histoire.
L’Italienne est un roman d’une grande force et beauté, alliant à la fois aventure, romance et tragédie. Ce livre vaut la peine d’être lu, et je regrette malheureusement qu’il ne soit pas aussi connu que ça.

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Outlander, tome 2 : Le talisman de Diana Gabaldon

Outlander tome 2

Quatrième de couverture :

En raison de gros spoilers dans le résumé, je vous poste le lien direct livraddict ici !
Je vous redirige également vers ma chronique du tome 1 si vous n’avez pas encore lu cette saga !

Mon avis :

Après avoir dévoré le premier tome de cette saga, je vois vous avouer que je me suis littéralement jetée sur ce tome après que ma maman me l’ai offert pour mon anniversaire. Et quel cadeau!

J’ai adoré retrouver dans ce tome-ci tous les personnages auxquels je m’étais attachée.. Bien sûr, il y en a une paire que j’aurais préféré oublier, mais que serait un bon livre sans un bon méchant, après tout ?

J’ai adoré la rétrospective qu’a lieu tout au long du roman. Durant les 150 premières pages, j’étais un peu déroutée car je ne comprenais rien, étant donné que le roman se déroule d’abord dans le futur (événements inconnus au lecteur) puis se recentre sur le passé au moyen d’une rétrospective. C’était très fascinant et plaisant de retourner dans les Highlands auprès de Claire et Jamie Fraser. On en apprend beaucoup plus sur les personnages secondaires dans ce deuxième tome, ce qui permet de s’immiscer totalement dans l’époque du XVIIIe siècle.

Le réalisme des descriptions de Paris est à couper le souffle, et même si selon moi, certaines longueurs étaient pesantes et inutiles, je n’avais aucun mal à m’imaginer dans le Paris du XVIIIe siècle tant l’auteur est réaliste. La romance, bien que déjà plantée dans le roman, n’en reste pas moins palpitante! J’ai adoré suivre Jamie et Claire se disputer, se chamailler et se réconcilier ! Le petit plus, c’est lorsque Claire s’énerve après Jamie et qu’elle lui balance des mots tels que « ordinateur » ou « télécommande » ! Je pouffais de rire à chaque réplique de ce genre!

Malgré tout ces points positifs et qui font de ce livre un coup de cœur, je demeure tout de même sceptique sur la longueur du passage à Paris, soit 1/3 du livre, il faut avouer que c’est très long, et qu’il ne se passe pas toujours grand chose de palpitant. Il faut planter le décor, rencontrer de nouveaux personnages, et cela occupe beaucoup de pages! Les personnages sont également très stratèges, possèdent de véritables personnalités complexes. J’ai trouvé les habitants de Paris difficiles à cerner, et j’ai donc eu du mal à m’attacher à eux.

La fin de ce tome ne laisse en aucun cas supposer ce qu’il va se passer dans le troisième tome. Autant la fin du premier tome annonçait largement la suite, là, je me suis retrouvée face à un gouffre énorme. J’ai bien sûr émis quelques hypothèses quand à la suite, mais une chose est sûre, j’ai hâte de lire le prochain tome !

Outlander, tome 1 : Le chardon et le tartan de Diana Gabaldon

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Quatrième de couverture :

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

Mon avis :

Tout d’abord, un énorme merci aux filles, Emilie et Lili pour m’avoir donné envie de le lire, et à Marine pour m’avoir convaincu de l’acheter. Marine et moi faisons une lecture commune sur les 4 tomes, à raison d’un par mois.

Ce livre. J’ai mis du temps avant de commencer à rédiger ma chronique. Pendant ma réflexion, je me demandais bien comment je pourrai vous en parler. En effet, c’est un livre qui m’a tellement marqué, tellement plu, que je voulais trouver les bons mots pour exprimer mes sentiments, et surtout vous convaincre de le lire!

Le détail qui a fait toute la différence, dès le début du roman, c’est l’écriture de Diana Gabaldon. En même pas 20 pages, j’étais sous le charme et déjà prise dans l’histoire, malgré qu’à 20 pages sur plus de 800, il ne se passe pas grand chose!
Son écriture est captivante. Ce que j’espérais surtout en me lançant dans un pavé tel que celui-ci, c’est que l’action se mette instantanément en place, afin d’être embarquée le plus vite possible dans l’histoire.

Et ça n’a pas failli. Le destin de Claire est incroyable. Alors qu’elle vient à peine de retrouver son mari après la Seconde Guerre Mondiale et part avec lui en Ecosse pour une seconde lune de miel, elle se retrouve malencontreusement en 1743 après avoir touché un mégalithe, une sorte de gros menhir. Imaginez le choc! Et le pire dans tout cela, c’est que le premier homme qu’elle rencontre dans le passé, n’est autre que l’ancêtre de son mari, un homme affable et barbare qui ne lui réserve pas que de bonnes surprises.

L’histoire est excellente, captivante, et très réaliste. Diana Gabaldon recréé si bien l’univers de l’époque dans son roman qu’on pourrait penser qu’elle-même y était ! De plus, elle n’a pas peur de malmener ses personnages (au risque de nous faire pâlir d’horreur!!) qui évoluent dans un monde globalement froid et barbare.

Heureusement, l’histoire d’amour apporte beaucoup de couleurs à ce roman, et même si tout le côté historique, descriptif du roman est fabuleux, il ne saurait se passer d’une romance unique en son genre. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai lu 400 pages en une journée et dévoré le roman en 4 jours..

« La qualité du pardon se mesure à sa douleur […] Il tombe doucement comme la rosée du ciel. »

Vous l’aurez compris, ce livre est pour moi une petite merveille que je ne peux que vous recommander. Cela faisait très longtemps que j’attendais une lecture comme celle-ci! De plus, c’est un énorme pavé qui occupera vos nuits et que vous aurez du mal à lâcher !

En conclusion, je ne dirai rien d’autre à part que ce roman est une pépite et que je me fais une joie de découvrir le tome 2, très bientôt j’espère!

Et vous, avez-vous lu ce livre?
Si oui, qu’en avez-vous pensé?
Si non, vous ai-je donné envie de le découvrir ?

Un intérêt particulier pour les morts – Ann Granger

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Quatrième de couverture :

Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d’une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis. Lizzie est intriguée d'apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s’être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l'un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se demander ce qui s'est passé. Elle renoue avec un ami d'enfance, devenu l’inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.

Mon avis :

C’est en apercevant la magnifique couverture de ce roman que je me suis arrêtée dessus. Puis, en lisant la quatrième de couverture, mon coeur s’est emballé. Connaissez-vous cette sensation : « Je ne peux pas repartir de cette boutique sans ce livre. » ? C’est un peu ce qui s’est produit avec moi.

L’ambiance anglaise du 19e siècle m’a tout de suite emballée. Par son écriture, Ann Granger nous plonge dans un monde si bien décrit que l’on s’y croirait. J’ai tout de suite accroché avec le personnage de Lizzie; une jeune femme très réfléchie, modeste et très déterminée. C’est le genre de personnage auquel j’accroche directement dans un livre. Mais pourquoi?
Lizzie n’a rien à envier aux autres femmes, même si son statut peut faire d’elle une jeune femme très innocente et influençable, elle possède son propre caractère qui la rend unique, très forte et dévouée.

Le monde dans lequel elle évolue est un énorme fossé entre la classe sociale riche, et pauvre. Malgré les disparités énormes qui sont présentes dans le roman, Lizzie fait face à n’importe quel obstacle, et même si elle se sent mal à l’aise quelquefois, elle fait preuve d’humour, ce qui l’aide dans chacunes des situations qu’elle rencontre.
Ben Ross, décrit comme son « ami d’enfance » (qui n’en est pas un, au passage : elle l’a juste rencontré une fois quand elle était enfant, et peine à se rappeler de lui), m’a de toute suite plu dans sa façon d’agir avec Lizzie (même quand il est enfant), et je dois avouer que mon coeur a bien accroché avec ce personnage. C’est un gentleman inspecteur, toujours prêt à rendre service à Lizzie et à la protéger. Oh oui, j’avoue que j’aurais bien aimé être à la place de Lizzie quelques fois…

L’intrigue n’occupe pas une énorme place dans l’histoire, mais elle suffisamment présence pour que l’on ai envie de découvrir le fin de mot de l’enquête! A ma manière, j’ai essayé d’enquêter sur le coupable, espérant le découvrir moi aussi mais il m’a fallu attendre la fin du roman pour le découvrir! J’avoue avoir été surprise sur le moment, mais après mûre réflexion, je me dis qu’avec un peu plus de jugeotte, j’aurais pu deviner! Le métier d’enquêtrice n’est pas fait pour moi.

Ce qui est sûr avec ce roman, c’est qu’il s’agit d’un gros coup de coeur! La fin du récit nous tiens en haleine, et à ce moment précis, j’ai été très heureuse de me dire « Ah, j’ai le tome 2 dans ma PAL! Youpi! »

Avez-vous lu ce livre? Si oui, qu’en avez-vous pensé?
Si non, avez-vous envie de le découvrir?

Je vous écris du Vél’ d’Hiv, les lettres retrouvées de Karen Taieb

Résumé (un peu d’histoire, d’où la longueur) :

Réunies ici pour la première fois, quinze précieuses lettres écrites du Vél’ d’Hiv nous plongent avec une très forte émotion dans la réalité vécue de la déportation.
Les 16 et 17 juillet 1942, 4 500 policiers sont mobilisés pour réaliser la plus grande rafle à l’encontre des Juifs jamais organisée dans Paris et sa banlieue. 12 884 personnes sont arrêtées : 3 031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants. Les individus ou familles sans enfants seront dirigés sur le camp de Drancy, les autres, avec enfants, vers le Vélodrome d’Hiver. Dans ce lieu, jusque-là temple du sport, des milliers de personnes vont tenter de survivre pendant plusieurs jours. Les 6 000 Juifs envoyés à Drancy seront déportés rapidement, ceux du Vel’ d’Hiv sont transférés dans les camps du Loiret, de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Le 22 juillet, soit six jours après le début de la rafle, le Vel’ d’Hiv a été entièrement évacué.
On parle beaucoup et souvent de la rafle du Vel’ d’Hiv. Mais à y regarder de plus près, on ne sait pas grand chose. Seuls une photo, quelques documents et des lettres disent la violence de l’arrestation, les conditions dramatiques de l’enfermement, la faim, les maladies, le bruit, les odeurs… À travers eux on a découvert l’enfer du Vél’ d’Hiv. Ces lettres, ce sont quelques mots jetés à la hâte sur un bout de papier, remis à des mains complaisantes. Pour plus de 8 000 personnes internées au Vél’ d’Hiv, moins de vingt lettres ont été retrouvées.

Mon avis :

C’est lorsque je me suis mise à étudier en histoire les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale que m’est venue l’idée de lire ce livre. A vrai dire, et même si cela peut paraître absurde, je suis vraiment très intéressée par la Seconde Guerre Mondiale et toutes ses conséquences. Bien sûr, ce n’est pas très réjouissant, mais chacun ses goûts comme on dit!

Tout d’abord il faut savoir que je voulais acheter ce livre en grand format, parce que j’y avais vu des photos et craignais qu’elles ne soient pas dans la version poche .. Heureusement pour moi, j’ai passé un excellent moment, bien que tragique, en compagnie de ce livre au prix mini.

Emportée par la préface de Tatiana de Rosnay que je trouve tout simplement sublime, je n’ai pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. Ici Tatiana nous raconte une partie personnelle de sa vie, et nous comprenons mieux pourquoi a-t-elle décidé de faire la préface de ce livre. La préface m’a d’ailleurs donné envie de lire Elle s’appelait Sarah.

Mais venons-en réellement aux lettres. Au début, quand j’ai commencé la lecture, je me suis dit « Non, ce n’est pas possible, ça n’a pas pu se passer comme ça. » Et bien si. Les lettres de ces jeunes personnes toutes différents, qui ne se connaissent pas forcément nous font l’effet d’une claque en plein visage. C’est comme si on refusait de croire la dure et triste réaltié des évènements qui se sont produits au Vél d’Hiv. Le manque d’hygiène, de nourriture ou encore de bonne humeur a rendu la vie impossible à ces personnes qui n’avaient malheureusement rien demandé.

De plus, la forme épistolaire rend les lettres encore plus poignantes et plus vraies que nature. J’ai bien aimé regarder les photographies des lettres « originales » avant d’entamer la lecture retranscrite. Pendant la lecture, on ne peut malheureusement pas s’empêcher d’avoir le coeur serré, ou même les larmes aux yeux.

J’ai senti au long de ma lecture une sorte de grand crescendo créé par ses lettres. Plus on avance dans le livre, et plus les personnes qui ont écrit ces lettres parle de misère, de mort, ou encore de fin du monde. Le désespoir des gens, qu’il soit narré par un enfant ou un adulte reste le même. Des phrases sont même récurentes « Nous ne savons pas où nous allons. »
J’ai bien évidemment pleuré en lisant les 3 dernières lettres, ces dernières marquant le point fort de l’horreur régnant dans cet immense vélodrome situé à Paris.

En achevant ma lecture, j’ai ressenti un certain soulagement, mais aussi une grande satisfaction. Je fus soulagée d’en avoir terminée avec cette lecture plutôt triste, mais également satisfaite. J’ai appris encore plus de choses sur cette fameuse Rafle dont on a tant entendu parler en cours d’histoire. Ce fut donc une lecture très intéressante du point de vue historique.

Juliette Benzoni, Le bal des poignards tome 2 : Le couteau de Ravaillac

Résumé :

En dépit des lourdes menaces qui pèsent sur son union avec Lorenza, Thomas de Courcy n’a aucune intention de renoncer à la jeune femme. Leur mariage donne lieu à une belle fête à peine troublée par l’ordre donné au marié par le roi – un piège ? – de le rejoindre immédiatement… Et, dans les bras fougueux de Thomas, passionnément épris, Lorenza, émerveillée, découvre enfin l’amour.
Après quelques jours de bonheur absolu, le couple doit, hélas, revenir à la réalité. La guerre est sur le point d’éclater. Henri IV s’apprête à la faire pour les beaux yeux de sa passion du moment, la jeune Charlotte de Montmorency que son mari, Condé, a emmenée aux Pays-Bas.
Trois gentilshommes – dont Thomas ! – ont pour mission d’enlever la gente dame avant que les troupes françaises n’attaquent Bruxelles. A Paris, on prépare le couronnement de Marie de Médicis auquel le roi a consenti malgré les sombres pressentiments qu’il suscite : un étrange homme roux, vêtu de vert, que Lorenza a croisé, erre déjà en ville…
Le lendemain du sacre de sa femme, Henri IV est assassiné. Le couteau de Ravaillac, en ôtant la vie au souverain, a-t-il détruit aussi le bonheur de Lorenza et de Thomas ?

 

Mon avis :

Ah, ce livre! A vrai dire, je crains que ma chronique ne soit très pauvre, car je n’ai pas grand chose à dire sur ce livre que vous ne savez déjà! J’avais vraiment beaucoup apprécié le premier tome, j’étais rentrée dans l’histoire très vite! En quelques pages, le décor était planté, et moi voilà à l’époque des Rois, quelque chose de fabuleux!

J’ai vraiment beaucoup aimé retrouver Lorenza dans ce deuxième tome! C’est une femme rayonnante grâce à l’amour, et surtout plus rayonnante que jamais! Au début du roman, Thomas et Lorenza sont comme dans un petit coin de paradis, j’ai beaucoup aimé!
De plus, l’action est beaucoup plus présente dans ce deuxième tome! Pas de répit pour ces deux époux, déjà les choses se gâtent! Les choses s’accélèrent, Thomas doit quitter sa belle épouse..

Happée par l’histoire, et malgré mon manque de temps, j’ai tout de même dévoré ce livre! Dans mon lit, dans le bus, dans un parc! Dès que j’avais 5 minutes, j’avais envie de faire un saut dans le temps et de retrouver ces personnages et surtout cette intrigue! Juliette Benzoni est vraiment une bonne auteur, je ne me lasserai jamais de le dire! Eh bien évidemment, je dois remercier la webmiss de A-little-bit-dramatic qui m’a fait découvrir cette femme! Maintenant, je veux en lire d’autres!

Juliette Benzoni, Le bal des poignards tome 1 : La dague au lys rouge

Résumé :

Elle est orpheline. Elle a été élevée au couvent. Elle est l’héritière d’une grande fortune et filleule de la reine de France, Marie de Médicis. Elle s’appelle Lorenza Davanzati. Son destin bascule lorsque son charmant fiancé, Vittorio Strozzi, est assassiné la veille du mariage au moyen d’une dague accompagnée d’un billet : quiconque prétendra épouser la jeune fille mourra de la même façon. Lorsque la reine de France est menacée d’être répudiée par Henri IV, excédé pas son affreux caractère et ses folles dépenses, elle demande l’aide de sa riche filleule. Lorenza accepte. Il faut qu’elle gagne à la cause de la reine le plus vieil ami et conseiller d’Henri IV, le marquis Hector de Sarrance. Comment ? En épousant son fils Antoine. Mais Antoine est amoureux d’une fille d’honneur de la reine et ne veut pas épouser Lorenza. C’est donc son père qui épousera la belle Florentine puisque son fils n’est pas libre… Jusqu’au jour jour où Lorenza est présentée à la Cour et qu’Antoine, en la voyant, est victime d’un coup de foudre. Alors, les passions, les intrigues et les meurtres vont se déchaîner.

 

Mon avis :

C’est grâce à la webmiss du blog A-little-bit-dramatic que j’ai découvert cette auteur. Et quelle surprise ! Moi qui pensait que les romans au contexte historique étaient tous barbants .. Et bien non ! L’écriture de Juliette Benzoni est très fluide, on entre tout de suite dans l’action, et .. on dévore ce livre ! J’ai particulièrement aimé le début de cette histoire qui s’annonçait très prometteur, et riche en rebondissements ! Eh oui ! A la fois enquête policière, et histoires d’amour, ce roman nous offre tout ce que l’on souhaite. Par la même occasion, on se cultive sans grande difficultés grâce au contexte historique ! En résumé, un pur bonheur !