L’île des Esclaves suivi de La Colonie de Marivaux

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Quatrième de couverture :

Marivaux n’est pas seulement le magicien des ravissements, des confusions et des conspirations amoureuses. Notre siècle, qui a le goût des paraboles sociales, redécouvre ses pièces en un acte, comme cette Colonie subversive où les femmes ont l’idée de prendre le pouvoir… L’île des esclaves est aussi une utopie, entre la fable philosophique et la comédie à l’italienne. Sur l’île de  » nulle part « , deux couples de maîtres et d’esclaves échangent leur condition le temps d’un  » cours d’humanité « . Le serviteur se donne trois ans pour corriger le seigneur de sa barbarie et de sa superbe, trois ans pour le rendre humain, sensible et généreux. Venu d’une époque qui ne connaissait pas la lutte des classes, ce conte étonne par son amertume et sa souriante cruauté.

Mon avis :

Malheureusement, c’est assez déçue que je ressors de cette lecture. Il faut savoir que j’avais adoré Marivaux pour sa pièce « Le jeu de l’amour et du hasard ». J’ai adoré retrouvé son style d’écriture et de pratique théâtrale dans la première pièce « L’île des esclaves », mais je fus néanmoins déçue de « La Colonie ».

L’île des esclaves est une pièce vraiment très drôle et riche en émotions grâce aux personnages hauts en couleurs que nous introduit Marivaux. Ses personnages ont toujours le don de se retrouver dans des situations qui n’ont ni queue ni tête et c’est toujours un plaisir de voir comment ces personnages réagissent face aux tumultes auxquels ils sont confrontés. L’issue est toujours très drôle avec une belle morale!

« Faut-il m’agenouiller, Madame, pour vous convaincre de mes flammes, et de la sincérité de mes feux? »

Pour être sincère, je ne sais pas ce qui a cloché avec le deuxième pièce mais je n’ai pas du tout accroché aux personnages qui m’ont semblé assez fades et dénués d’intérêt. Cela a beaucoup joué sur la crédibilité de la pièce, et je dois malheureusement avouer que je me suis plutôt ennuyée. Mais comme on dit, on ne peut pas tout aimer!

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Lorenzaccio, d’Alfred de Musset

Résumé :

Florence, 1537. Alexandre règne par la terreur, et la vertu a fui. Jusqu’à son cousin Lorenzo qui a changé de visage ! Lui qui était un modèle de pureté, il s’est fait entremetteur. Par mépris, on le surnomme Lorenzaccio. Lorenzaccio ne serait-il qu’un masque ? C’est que Renzo a un projet fou : à lui seul, il veut tuer le tyran. Pour l’approcher, le héros joue le débauché. Mais le rôle n’est pas sans risques. Très vite, le costume lui colle à la peau. Florence et Lorenzaccio, c’est tout comme. Trop divisés pour jamais s’entendre, ils sont tous deux condamnés à mourir.

Mon avis :

Lorenzaccio, avant d’être un énorme coup de coeur, c’est avant tout une pièce de théâtre que j’ai dû étudier pour le lycée. Au départ, je fus très étonnée de cette lecture. Drame romantique, ici les règles du théâtre classique sont complètement renversées! Plus d’unité de lieu, ni de temps; fini la pièce qui dure 24h et se passe en un seul lieu! De plus, à cause de la multitude de personnages présents dans la pièce, la représentation fut au départ impossible. Non, vraiment?

Je dirai tout d’abord, que dès la première scène, nous sommes plongés dans un univers tantôt sombre, tantôt drôle. Une scène de rencontre amoureuse est totalement tournée en dérision, ce qui m’a fait bien rire et m’a plongé dans la pièce. En effet, le Duc Alexandre, accompagné de son « bras droit » et cousin Lorenzo doit rencontrer une jeune femme à qui il souhaite faire la cour .. enfin, plutôt mettre dans son lit, car Alexandre de Médicis est un vrai débauché.
Et puis quoi? Il est minuit, la scène se passe dans un jardin, le clair de lune est là.. tout est propice à une rencontre amoureuse. Et savez-vous quelle est la première réplique de la pièce, et du Duc ?

 » Qu’elle se fasse encore attendre un quart d’heure, et je m’en vais. »

Qu’il est CHAR-MANT ! Un quart d’heure .. C’est tout ce qu’on donne à l’amour, de nos jours?

A partir de cet instant, je fus directement prise dans l’histoire, et quel plaisir de voir que la pièce de théâtre était plutôt longue! Je n’ai pas voulu à un seul instant quitter le livre, même si j’étais bien obligée pour faire mes fiches et tout le tralala. De plus, notre professeur nous interdisait de tout lire d’un coup! Quel supplice pour moi, passionnée de théâtre!

Bien sûr, ce qui m’a captivé dans la pièce, ce fut le côté historique et politique. D’accord, d’accord; actuellement, la politique et moi ça fait deux mais j’aime beaucoup l’époque à laquelle se déroule la pièce, dans l’Italie des Médicis .. Je ne saurai vous expliquer ma fascination pour cette époque.

Concernant l’écriture d’Alfred de Musset, je n’ai RIEN à lui reprocher! Elle est tout à fait compréhensible, sans grande difficulté. C’est en partie pour cela que j’adore cet auteur. De plus, j’aime le fait que la pièce soit écrit en prose, cela ajoute un côté sombre au texte je trouve.. Enfin, ce n’est que mon avis! De plus, Musset à tellement travaillé ses personnages dans la pièce, que nous n’avons rien à lui reprocher!

Pour conclure, je vous dirai que cette pièce vaut vraiment le détour, mérite d’être lue, même si elle est un peu longue. Si un jour vous la lisez, prenez le temps de la lire, d’analyser les personnages. Vous ne pourrez que savourer cet instant de lecture.

L’Avare de Molière

Résumé :

Harpagon n’a jamais quitté l’affiche. Il a endossé tous les costumes, pris les traits les plus divers, changé d’emploi bien souvent. On l’a vu pathétique, bouffon, tragique, méchant, shakespearien, halluciné, délirant, clownesque, parfois. Au prodigieux spectacle de ce bourg affairiste richissime, de cet usurier possédé tyrannisant une famille charmante, faut-il rire ou pleurer ? Faut-il plaindre ou haïr ce forcené qui enterre son or et ne donne jamais mais  » prête  » le bonjour ? Molière était le meilleur, le plus aimable et généreux des hommes. Son public lui réclamait des farce bouffonneries. Mais son génie comique cache mal un des auteurs les plus noirs et les plus féroces de tous les temps, l’inventeur de ces monstres d’égoïsme, névrosés d’Alceste, Don Juan, Arnolphe, et de cet Harpagon, nos semblables, nos frères.

Mon avis :

L’avare reste sans doute une des pièces incontournables de Molière, peut-être une que l’on a lu en collège, lycée. Dans l’univers du théâtre, l’histoire d’Harpagon et de sa fameuse cassette est sans aucun doute incontournable.

J’ai décidé de me lancer dans cette pièce les yeux fermés. Moi qui, l’an dernier, découvrait Molière avec Tartuffe, j’ai voulu rententer l’expérience avec une nouvelle pièce que je pensais ne pas connaître. Et en fait si, je l’avais lu en collège. Mais bon, je n’avais pas le même intérêt pour la littérature, à l’époque.. 😉

Alors quel plaisir de retrouver ces personnages fantasques, aves leur caractère bien trempés dans une pièce amusante à souhait! J’ai dévoré cette petite pièce en à peine une heure, et j’ai vraiment adoré. Il faut dire aussi que j’aime vraiment beaucoup le théâtre, chaque nouvelle pièce est pour moi une nouvelle expérience.

Bref, en deux mots, voici le topo : Elise, la fille du vieux et riche Harpagon souhaite se marier avec Valère, tandis que Cléante, son frère est amoureux de Marianne. Le seul problème, c’est qu’Harpagon souhaite lui aussi épouser Marianne.. Bref, un énorme problème vient donc se poser au sein de cette famille.

J’ai vraiment adoré le personnage d’Harpagon, tout au long de la pièce. Voir les défauts des hommes exagérés à en devenir très drôle m’a fait sourire tout le long de ma lecture. Harpagon est vraiment un homme que l’on adore, même s’il a beau être avare, égoïste, et j’en passe.. Ici, les défauts en deviennent ridicules ce qui prouve que nous sommes en effet dans une comédie.

De plus, l’évolution de tous les personnages de la pièce est agréable à suivre. Suivre leurs réactions (parfois imprévisibles) fut un réel délice pour moi .. moi qui aime tellement passer du rire au pleurs dans le théâtre, je fus servie!

C’est encore une fois une très belle découvertre côté théâtre, mais ça je crois que vous commencez à vous y faire .. De plus, j’ai encore envie de lire Molière. Quelle pièce me conseillez-vous à part Tartuffe? 🙂

On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset

Résumé :

On siffle sa première pièce ? Musset s’en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d’aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son  » spectacle dans un fauteuil « . c’est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies et proverbes. Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancolique sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d’aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l’amour, connaît le dépit, la jalousie, l’égoïsme de la passion. Autour d’eux, s’agitent des personnages fantoches d’une cocasserie irrésistible. Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s’ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu’à en mourir. Comme dans la vie.

Mon avis :

En rentrant en Terminale Littéraire, je savais très bien que j’allais étudier l’oeuvre de Lorenzaccio d’Alfred de Musset. Cependant, il m’étais presque inenvisageable de rentrer en cours de littérature sans connaître une oeuvre de cette auteur, et surtout son style d’écriture. Je me suis donc lancée avec plaisir dans cette bien jolie pièce dont j’avais déjà entendu parler. Eh oui, vous savez que je suis une amatrice de théâtre!

Dans cette pièce, nous retrouvons Pédican qui revient parmi les siens après quelques années d’études pour épouser la belle Camille, sa cousine, cette dernière à peine sortie du couvent. Cette scène peut paraître cliché et même banale dans le théâtre.. Cependant, avec Musset, les choses ne se passent pas tout à fait comme on pourrait l’imaginer..

Sachez que j’ai adoré chacun des personnages dans la pièce, notamment grâce à leur personnalité. En effet, Mussert a beaucoup travaillé sur le caractère de chacun de ses personnages, et ça se sent bien au long de la lecture! C’est donc, selon moi, un point fort du livre. De plus, la relation qu’entretiennent Camille et Pédican m’a beaucoup plu dans le sens où je n’ai pas prédit une seule seconde la fin de cette histoire. Jusqu’au bout ces personnages sont imprévisibles, et reflètent parfaitement leur caractère dans leurs actes.

Comme vous pouvez vous en douter, c’est avec plaisir que j’ai découvert ma première oeuvre de Musset. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture.. Ni trop simple, ni trop compliqué, ce fut un vrai bonheur pour moi de me plonger dans cette lecture. Je recommencerai cette expérience, c’est certain.

« On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se  retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. »

Jean Racine, Bérénice

Résumé :

Bérénice est une tragédie où il n’y a pas de sang. Elle paraît pourtant d’autant plus douloureuse. Se séparer est pire ici que mourir. C’est le sort des trois personnages de la pièce : Bérénice, reine qui aime l’empereur Titus et qui devait l’épouser, Antiochus, qui voue un amour sans espoir à Bérénice. Il s’agit seulement de prononcer un mot, si dur, si tendre : adieu.

 

Mon avis :

Choisir entre l’amour et … ses obligations? Voilà un sujet que Racine traite à merveille avec sa pièce, Bérénice. Déjà folle de sa plume dans Phèdre, je vous avoue que je me suis régalée! Pour vous résumer l’histoire en deux mots : A Rome, deux personnes s’aiment d’un amour inconditionnel, Titus et Bérénice. Mais Antiochus, un ami proche de Titus .. l’aime aussi, depuis près de 5 ans. Voilà donc un joli triangle amoureux dans cette pièce. Antiochus avoue à Bérénice qu’il est amoureux d’elle, juste avant son mariage, ce qui sème la pagaille.. Mais Titus, qui empereur Romain, ne peut se résoudre à épouser Bérénice, c’est interdit! (Voyez un peu l’embrouille..)
Titus va alors faire le choix de s’éloigner de Bérénice… Avis aux dépressifs..

Vu comme ça, c’est vrai que ça peut paraître un peu compliqué à suivre, mais pas tant que ça! .. Même si j’avoue que c’est parfois dur avec Racine.. Une plume merveilleuse, et une pièce (pour une fois) sans la moindre goutte de sang! Mais je crois que les adieux déchirants de ces trois personnes furent encore pire.
La tristesse, le désespoir et les regrets de chacun des personnages sont décrits avec tellement de force que les yeux pourraient presque nous picoter. Mais tout au long de notre lecture, une question reste.. Pourquoi cela?

Adieu, ne quittez point ma princesse, ma reine,
Tout ce qui de mon coeur fut l’unique désir,
Tout ce que j’aimerai jusqu’au dernier soupir.
Titus, III, 1.

Une pièce, (encore une de Racine) que j’ai particulièrement aimé, malgré (encore et toujours) l’écriture de Racine qui, malgré sa beauté, n’en reste pas moins assez complexe. Ce qui est sûr, c’est que je lirai Andromaque!

Jean Racine, Phèdre

Résumé :

En 1677, Phèdre, la dernière grande tragédie de Racine, met en scène la mythique descente aux enfers d’une incomprise. Vouée au malheur par son hérédité, Phèdre aime sans espoir son beau-fils Hippolyte. Lorsque son mari, Thésée, revient, il envoie injustement son fils à la mort. On assiste alors à l’empoisonnement d’une femme à la fois innocente et coupable. Ironie tragique qui démontre à quel point l’amour peut se vivre comme une malédiction.

 

Mon avis :

N’ayant jamais lu d’oeuvre de Racine, je me suis donc plongée dans ce livre, afin de me faire une idée sur son style d’écriture. Fan de mythologie, appréciant beaucoup les tragédie, j’étais vraiment enthousiasmée au début de ma lecture! Cependant maintenant, j’ai un avis mitigé.

Commençons par les point positifs. Le contexte historique est vraiment sublime. Phèdre subit ici la malédiction envoyée par Vénus pesant sur toute sa famille.. Eperduement amoureuse de son beau-fils Hippolyte, celle-ci est accablée. La passion qui la dévore de l’intérieur est bien plus forte que tout. Phèdre se confie alors à Oenone, sa servante, qui evidemment ne peut croire une telle chose. Mais imaginez la situation délicate dans laquelle se trouve Phèdre, lorsque son mari revient .. d’entre les morts, alors que cette dernière le croyait perdu? Et si je vous dis qu’entre ce temps là, celle-ci a avoué ses sentiments à Hippolyte.. Imaginez l’ambiance au retour de Thésée..

Mais il ne faut pas rire, bien évidemment, il s’agit là d’une tragédie. Les mots employés par Racine sonnent comme une poésie, on a presque envie de pleurer vers la fin de l’histoire, tellement nous plaignons Phèdre et sa famille.. Mais c’est là que j’aborde les pints négatifs..

Ils concernent en partie l’écriture. Il faut vraiment lire cette pièce à petite dose, à moins que vous souhaitiez avoir quelques migraines.. En effet, sur une page de livre, un tiers est consacré au texte en lui-même, le reste de la page, ce sont des annotations.. Donc il faut relire à peu près trois fois la page pour bien comprendre.. Mais c’est un classique, me direz-vous? Eh bien celui-là, je l’ai trouvé particulièrement difficile à décortiquer. Cependant, je peux comprendre qu’il s’agisse là de la plus grande oeuvre de Racine, tellement la situation est belle, et tragique…

Je recommanderai ce livre à ceux qui sont vraiment bien habitués au classique.. N’y allez pas à sex, si je puis dire ! 🙂

Marivaux, Le jeu de l’amour et du hasard

Résumé :

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n’est pas l’avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu’elle n’a jamais vu. Avant d’accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l’identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L’entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n’est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l’amour ne finisse par reconnaître les siens…

 

Mon avis :

C’est en tant que lecture complémentaire pour mes cours que j’ai décidé de me lancer dans cette pièce. Très courte, et l’air assez drôle, j’ai tout de suite été tentée. Et je ne le regrette vraiment pas. J’ai beau aimer les classiques, je pense que celui-ci pourrait plaire à beaucoup d’entre vous. Mais non, ne soyez pas effrayés par les classiques! Certains passent tout seuls!

Ici, nous suivons donc Silvia, une femme de haute société (il faut l’avouer!) fiancée à Dorante. Mais Silvia est un personnage assez complexe, en effet, celle-ci ne connaît pas réellement Dorante (ils ne se sont jamais vus!). Un manque de confiance est donc présent entre ces deux personnages. Pour estomper ces doutes, lui vient la drôle d’idée. Celle-ci va donc se déguiser, et prendre le drôle de sa servante, Lisette. Silvia va donc devenir Lisette, et Lisette, Silvia!

Mais quelle idée, me direz-vous! C’est sans compter sur le génie de Dorante, le fiancé de Silvia, qui va avoir la bonne idée de faire de même avec son valet, Arlequin! Imaginez un peu le comique dans cette pièce de théâtre! Les rôles vont être totalement inversés.

Le plus drôle dans cette pièce? La naïveté des personnages. Ceux-ci ne savent même pas qui ils ont en face d’eux! Alors que Silvia, fiancé à Dorante, devrait (un minimum) le reconnaître, même s’il est déguisé en valet! Qu’en pensez-vous?

Mais au-dessus de ça, il y a l’amour. En effet, Lisette déguisée en Silvia, va tomber amoureuse de son interlocuteur. Pour elle, elle est amoureuse de Dorante, mais ne se doute pas que de l’autre côté aussi les rôles ont été échangés..

Et c’est tout au long de cette pièce que le comique est présent, Marivaux possède une plume qui est agréable, et pas pesante du tout! Les mots sont simples, il n’y a pas de très grands monologues, et les scènes sont très vivantes. Je dois avouer que c’est cela qui m’a le plus charmé dans cette pièce! Je la relirai encore, c’est sûr !